L'œuvre de Monique FRYDMAN vue par :
« Que la couleur et le trait soient dans leur intensité et leur nudité une pensée plastique, un espace tour à tour léger et suspendu, ou irradiant d'une force sombre, tel est le lieu où Monique Frydman a installé son travail.
A la différence de l' « anti-art contemporain », où le lieu des simulacres et des installations fait office de milieu pour la pensée, ici il n'est rien d'autre que l'expérience renouvelée, réaffirmée de la peinture et du tableau. Mais que peindre, encore ? Ou plutôt comment peindre, pour faire advenir ce que j'appellerais ici la couleur-pensée ?» .
« Si la peinture de Monique Frydman, élimine au départ toute image, toute valeur représentative ou référentielle, en explorant l'espace-plan de la surface, elle n'en est pas pour autant abstraite. Car la couleur-vision se dépasse elle-même, pour atteindre une fonction ontologique apte, apte à tout représenter en l'absence de représentation. De même les gestes- traits sont autant psychiques que physiques, traces de corps, manièree, si manière renvoie à manner geste.»
Christine Buci-Glucksmann
Il n'y a jamais d'opposition entre la couleur d'un côté et le trait de l'autre. Non seulement parce que c'est le travail de Monique Frydman tout entier, on l'a dit, qui est devenu scriptural, mais aussi parce que la concentration conduit à donner à tout trait, même le moins épais, le caractère d'une couleur. Parce que l'échelle relative de chaque inscription sur le papier est monumentale, désormais la couleur est ce qui dessine de manière observable. Comme l'artiste le note elle-même : « que devient le dessin ? Je ne crains pas de le perdre, il ressurgit au moment même où je trace la couleur» .
Eric de Chassey
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